22 Mars : JOURNEE INTERNATIONALE DE L'EAU
L’EAU, SOURCE DE VIE ET DE DÉVELOPPEMENT
Plaidoyer à l’occasion de la Journée Internationale de l’Eau
Chaque année, le 22 mars, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de l’eau. Cette journée constitue un moment privilégié de réflexion sur la place essentielle qu’occupe l’eau dans la vie humaine, dans l’équilibre de la nature et dans le développement des sociétés. Elle nous invite à reconnaître que l’eau n’est pas seulement une ressource naturelle parmi d’autres, mais un bien vital, un patrimoine commun de l’humanité et un droit fondamental.
Depuis l’Antiquité, les penseurs ont compris l’importance fondamentale de l’eau. Les philosophes présocratiques considéraient les éléments naturels – l’eau, la terre, l’air et le feu – comme les principes constitutifs de l’univers. Dans la même perspective, Thalès de Milet soutenait que l’eau est le principe premier de toute chose. Aristote rapportait cette pensée en affirmant : « Thalès disait que l’eau est le principe de toutes choses. » Aristote, Métaphysique, Livre I, 983b.
Cette intuition philosophique rejoint étonnamment les connaissances scientifiques modernes. Les biologistes démontrent aujourd’hui que la vie est apparue dans les milieux aquatiques et que l’eau constitue l’élément dominant dans la composition des organismes vivants. Le corps humain est composé d’environ 60 % d’eau, et cette proportion atteint près de 75 % chez le nourrisson (Organisation Mondiale de la Santé).
Ainsi, la présence de l’eau n’est pas seulement utile : elle est indispensable. Sans eau, il n’y a ni germination, ni croissance, ni reproduction.
La Bible accorde une place centrale à l’eau. Dès les premières lignes de la création, elle apparaît comme un élément primordial : « La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. » Genèse1,2 . Selon donc le récit biblique, l’eau précède l’apparition de la terre ferme. Elle représente le milieu originel dans lequel la vie peut surgir.
Dans le Nouveau Testament, la rencontre réconciliant entre Jésus et la ville de Samarie a eu lieu autour du puits de Jacob partant du besoin d’eau et l’eau a occasionné la conversion des multitudes ainsi que le bon accueil de Jésus dans cette ville. Jesus lui-même utilisera l’image de l’eau pour exprimer la vie spirituelle en ces terme : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » Jean 4,14 Ces passages montrent que l’eau possède une double dimension : biologique et spirituelle. Elle nourrit le corps et symbolise en même temps la purification, la régénération et la bénédiction divine.
Dans les cultures africaines, comme dans de nombreuses traditions du monde, l’eau joue un rôle central dans les rites sociaux et familiaux. Lors des cérémonies de réconciliation, se laver les mains peut symboliser la purification des relations et la restauration de la paix. Cette pratique a donné naissance à certaines expressions populaires qui évoquent la nécessité de résoudre les conflits dans le cercle familial.
De même, dans les rites funéraires, l’eau est utilisée pour laver le corps du défunt avant l’inhumation. Ce geste traduit le respect, la dignité et la purification. Après l’enterrement, les participants se lavent les mains dans une cuvette d’eau, signe de purification et de séparation symbolique avec la mort.
Dans certaines traditions, un rituel de purification est également organisé pour la famille du défunt, impliquant souvent une immersion ou une aspersion d’eau. Ces pratiques montrent que l’eau ne sert pas seulement à la survie biologique : elle possède aussi une dimension spirituelle et communautaire.
L’eau est également au cœur de l’économie rurale et agricole. L’agriculture dépend directement de la disponibilité des ressources hydriques. Sans eau, aucune production agricole durable n’est possible. « L’agriculture représente environ 70 % des prélèvements d’eau douce dans le monde. » Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). La pêche, qui constitue une source importante de protéines pour de nombreuses populations, dépend-elle aussi de la qualité et de la préservation des milieux aquatiques. Même les animaux terrestres sont dépendants de l’eau. En période de sécheresse, ils migrent vers des zones plus humides afin de survivre.
Notre pays le Congo est l’un des pays les plus riches en ressources hydriques en Afrique. Le territoire est traversé par le fleuve Congo, l’un des plus puissants fleuves du monde, et par un vaste réseau de rivières et de zones forestières. Le pays bénéficie également de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, le bassin du Congo, qui joue un rôle majeur dans la régulation climatique et dans la préservation des ressources en eau.
Cependant, malgré cette abondance naturelle, l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour de nombreuses populations, c’est le cas de notre département de la Bouenza.
En effet, le département de la Bouenza est souvent appelé le grenier agricole du Congo en raison de son potentiel agricole et de son climat favorable. Le territoire est traversé par de nombreux cours d’eau et rivières. Chaque district est marqué par la présence d’une rivière qui symbolise la vie, la fertilité et la bénédiction.
Pourtant, paradoxalement, plusieurs localités du département souffrent encore d’un manque d’accès à l’eau potable. Aucun district ne bénéficie d’adduction d’eau et même les villes comme Madingou et Nkayi souffrent d’adduction d’eau et ne sont pas approvisionnées conformément au besoin de la population.
Cette situation révèle un problème non pas de ressources naturelles, mais de gestion et d’infrastructures. Et pourtant, l’État congolais a initié dans un passé récent, plusieurs projets visant à améliorer l’accès à l’eau potable, notamment: le projet PURAC (Projet d’Urgence de Réhabilitation des Réseaux d’Adduction d’Eau) et le programme Eau pour tous.
Ces initiatives visaient à renforcer les infrastructures hydrauliques et à rapprocher l’eau des populations. Malheureusement, les résultats restent encore limités dans la quasi totalités des localités du pays et du département. Comment accélérer la marche vers le développement dans ces conditions à l’heure où le Congo vient de choisir le même projet de société ?
Face aux insuffisances des pouvoirs publiques, on note plusieurs initiatives de patriotisme et de secourisme à travers la construction des forages et puits dans les villes comme dans les villages, de la part des individualités mais aussi de la société pour répondre aux besoins des populations.
L’Association Maison du Cœur – Amis du Congo (AMACO), profondément enracinée dans le département de la Bouenza, est activement engagées dans la participation aux actions de développement durable du pays, notamment dans l’accès à l’eau. Car dans son programme d’action, chaque année, elle livre au moins d’eau à trois puits d’eau potable aux populations paysanne. Avec l’appui de partenaires et de donateurs, notamment l’association espagnole Malaga por el Congo, l’AMACO a contribué à la construction de plus de 35 puits d’eau dans plusieurs districts de la Bouenza.
Ces puits d’eau permettent d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations locales, en particulier dans les écoles, les centres de santé et les marchés, réduisant ainsi la pénibilité d’accès à l’eau aux populations villageoises.
À l’occasion de la Journée internationale de l’eau, il est important de rappeler que l’eau est un bien commun et un droit fondamental. Elle est un enjeu central de la politique du développement. Les ressources hydriques du pays doivent être protéger, valoriser et distribuer conformément aux besoins de la population. Donner l’eau à sa population c’est vouloir sa vie.
L’eau doit redevenir ce qu’elle est fondamentalement : une source de vie, une bénédiction et un moteur de développement pour les populations.
Ainsi, conformément à ses moyens et à son réseau de partenaires, l’AMACO poursuivra son engagement dans la construction de puits et dans les initiatives visant à rapprocher l’eau potable des villages qui en ont besoin. Car une terre arrosée est une terre bénie, et une population qui a accès à l’eau est une population qui peut espérer un avenir meilleur.
Abbé Ghislain NGAMOUNA, conseiller AMACO.
Foyer Nzo-Mukolo ! Les congés de Pâques, on s'occupe.
Les enfants accueillis au Centre d'accueil Nzo-Mukolo de Kingoué sont en congés de Pâques depuis le samedi 7 Mars. Afin de s'occuper utilement, avec leurs éducateurs, ils se sont organisés à dédier un temps à apprendre la plantation des patates douces dans le champ d'AMACO. Cette activité rentre dans le cadre de leur apprentissage à rester à attacher aux valeurs de la terre propre au milieu rural duquel ils viennent et dans lequel, ils grandissent.
Message pour 8 Mars de la Présidente d'AMACO
ères femmes, cher(e)s collègues, cher(e)s partenaires et donateurs,
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée internationale des droits de la femme sous le thème ' Droit, Justice et Action '. C'est l'occasion de réfléchir à l'importance de l'égalité des genres et de la lutte contre les discriminations qui touchent les femmes dans le monde.
En tant que présidente de l'association AMACO, je suis fière de voir que notre Association s'engage à promouvoir les droits des femmes et à soutenir les initiatives qui améliorent leur situation.
Les femmes de notre pays font face à de nombreux défis, notamment la pauvreté, la violence et les restrictions aux postes de responsabilité.
Mais nous croyons que chaque femme a le droit de vivre une vie digne, libre et épanouie. Nous devons travailler ensemble pour créer un environnement qui favorise l'égalité des chances, la justice et la paix pour toutes les femmes.
L'éducation, l'autonomisation économique et la participation des pouvoirs publics sont des clés essentielles pour atteindre cet objectif. Nous appelons tous les hommes et les femmes à se joindre à nous pour célébrer les réalisations des femmes et travailler ensemble pour un avenir plus juste et égalitaire.
Je salue le travail acharné des femmes de notre Association qui, malgré les obstacles, continuent à lutter pour leurs droits et à contribuer au développement de notre Association.
Ensemble, créons un monde où les femmes peuvent vivre sans peur, sans violence et avec les mêmes opportunités que les hommes.
Bonne Journée internationale des droits de la femme à toutes les femmes !
Kahelle MILANDOU B
Présidente de l'association AMACO